Architecture

L'habitat dans le Véron

Les habitants du Véron ont développé des methodes de constructions adaptées à leur situation géographique : la confluence de la Loire et de la Vienne. Celles ci prennent en compte les habituelles inondations du territoire.

Les habitations sont implantées sur des tertres naturels ou artificiels. Une surélevation de quelques décimètres peut suffir à éviter les crues. Les pierres de soubassements composées de grès turonien sont moins perméables que le tuffeau. Cela permet d'éviter les remontées d'humidité.

escalierDans le bourg de Savigny, les entrées sont surélevées par rapport au niveau de la rue, comme en témoignent les escaliers. Le centre bourg peut être inondé sans que l'eau n'entre directement dans les maisons.

Les constructions des fermes se développent autour d'espaces clos par des murs. Ceci afin de contenir la basse-cour (volailles, etc.).

 

Lucarnes et corniches

De nombreuses habitations locales sont ornées de lucarnes et de corniches. Ce sont des éléments qui animent la façade principale et qui lui donne du caractère.

Les matériaux de construction

  • Le tuffeau

tuffeauLe tuffeau est une variété de calclaire présente en touraine et en anjou. Tendre et facile à tailler, il a été intensément exploité aux siècles passès, notamment durant le XIXe siècle. Dans le Véron, c'est sur beaumont que l'on retrouve le plus cette roche à l'état brut, comme sur les pentes des puys (la Haute Rue, les Caves aux fièvres, la Roche Honneur, les Caves simmonneau...).
Il était autrefois utilisé pour la construction des maisons traditionnelles mais aussi pour les châteaux, manoirs et belles demeures de la région. Le tuffeau pouvait être façonné en moellons ou en pierre de taille.
Depuis le milieu du XXe siècle, les matériaux de construction ont changé (coût élevé du tuffeau, généralisation du parpaing) et les innombrables carrières sont réutilisées comme caves à vin.

  • L'ardoise

ardoiseOriginellement composées de matières végétales (chaume, jonc,...), les toitures des maisons paysannes passent, au cours des XVIIIe et XIXe siècle à une couverture en tuile plates. Puis, fin XIXe, l'ardoise remplace la tuile.
Provenant de la région d'Angers, l'ardoise remonte d'abord la Loire par bateau puis par voie ferroviaire.
On peut encore voir dans le Véron, un nombre non négligeable de toitures qui utilisent à la fois la tuile plate et l'ardoise.
En effet, la partie supérieure confectionnée de tuiles, témoignage de l'ancien matériau de prédilection. Quant à la partie inférieure elle a subi une réfection et utilise l'ardoise.

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