Ecomusée du Véron
Roguinet - 80 route de Candes
37420 Savigny en Véron


Tél : 02 47 58 09 05
Fax : 02 47 58 06 15
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      Architecture et paysage
     

Le site de l’écomusée, c’est-à-dire les parcelles bocagères tout autant que les fermes du XIX° siècle, témoigne du rapport que les hommes entretiennent avec le paysage bocager et l’eau, surtout dans ses débordements.

Ainsi, le bocage, aujourd’hui plutôt perçu comme un site naturel où fleurissent une faune et une flore uniques, est un paysage totalement anthropisé : il a été progressivement aménagé par les hommes pour leurs activités à partir d’un marais.

Pour autant, les débordements de la Vienne et de la Loire continuent à jalonner l’histoire quotidienne des habitants du Véron qui ont donc appris à les prévenir, notamment en choisissant l’implantation des habitations et en adaptant leurs modes de construction à l’inondabilité des lieux.

Les constructions, en l’occurrence deux fermes du XIX° siècle, sont l’exemple d’une utilisation adaptée des matériaux présents sur le territoire, usage qui a évolué avec le développement des transports (les tuiles plates locales ont été remplacées par l’ardoise venue de Trélazé).

 
  Le vin, une longue tradition  
                 
Les collections relatives au vin sont implantées dans les communs de la ferme. En effet, dès 1920, la grange abritait les cuves à vin ; les deux autres pièces
accueillant des animaux.
Viticulture
Si la culture de la vigne est présente depuis fort longtemps dans le Véron et perdurent actuellement, c’est en grande partie grâce à la position géographique du Véron situé à mi-chemin de Nantes et d’Orléans sur un axe de communication important : la Loire.
Actuellement, le Véron produit des vins de l’A.O.C. « Chinon » pour l’essentiel rouges. Tel ne fut pas toujours le cas, puisque la production de rouge ou de blanc dépendait du marché. Les voix d’eau ont eu un impact important sur la présence de la vigne en donnant des débouchés économiques éloignés du lieu de production.

En ce qui concerne le paysage viticole, les échanges ont aussi fortement influencé son évolution. La lutte contre le phylloxéra, venu d’Amérique, a engendré un changement radical dans les modes de culture. Les vignes ne sont plus plantées en échalas mais en rangs « bas ». Quant aux progrès techniques, ils permettent le treillage de fil de fer, la taille avec le sécateur (1860) et impliquent un espacement des rangs pour faire intervenir le cheval.

L’évolution du paysage viticole se poursuit aujourd’hui : enherbement, rehaussement des treillages liés à la mécanisation des vendanges.
Vinification    
Les vins du Véron sont produits à partir de deux cépages : le « chenin » (pour les blancs) et le « cabernet franc » (pour les rouges et les rosés). Les procédés de vinification ont connu de notables changements liés à de multiples facteurs : progrès techniques, connaissances scientifiques.
Tonnellerie
 
L’usage des tonneaux comme contenant et mode de transport a longtemps été la règle. Si le procédé de fabrication s’est mécanisé et délocalisé, sur le fonds il reste le même. Toutefois, l’apparition de nouvelles matières a cantonné les usages contemporains du tonneau à l’élevage du vin.
 
  L'intimité des habitations      
 
Il est nécessaire de gravir quelques marches pour accéder aux pièces habitées. Ces marches marquent une différence de niveau avec les communs. En effet, les habitations restent hors d’eau en cas de fortes crues, tandis que les communs peuvent être inondés (marques des crues de 1923 et 1982 sur le mur de façade).
Les rites de passage
Cette salle, qui était une pièce refuge, c’est-à-dire qu’elle n’était jamais inondée, présente les rites de passage féminins au XIX° siècle surtout marqués par des rituels religieux et présente essentiellement des coiffes.

En effet, après la révolution, les femmes peuvent enfin porter dentelles et broderies. Peu à peu, le fichu va s’en orner jusqu’à devenir une coiffe. Les motifs ornant ces collections permettent de connaître le statut de celles qui les portent : célibataire, mariée, en deuil,…
                       
Habiter en zone inondable  
Une collection de photographies réalisée dans le Véron par Daniel Gendre illustre les modes de construction traditionnels propres aux zones inondables du Véron. On retrouve les éléments d’architecture et d’implantation qui caractérisent aussi les bâtiments qui abritent l’Ecomusée.

D’autres éléments sont consacrés au vécu des crues. Il peut paraître surprenant d’attendre la venue de la crue, mais quand elle ne touche pas les habitations et amène poissons et gibiers… les femmes n’ont plus qu’à attendre le retour de leurs maris.
Les femmes au XIVème siècle
 
Puisque nous sommes dans l’habitation, univers féminin par excellence, les femmes sont à l’honneur. Au XIX° siècle, lorsque les femmes ont un métier identifié, elles sont lingères ou couturières. La plupart des objets exposés ici ont donc trait à ces activités féminines par excellence.
 
  La ferme    
 
   
 
L’écomusée du Véron possède environ 4 hectares de prairies bocagères inondables que le public peut parcourir. Ces prairies doivent être entretenues.

Nous avons donc fait le choix d’y élever des animaux qui sont en cohérence avec le site et l’histoire de l’élevage. Ainsi cinq races, dont deux dites « à faible effectif », sont conservées à l’écomusée :

   
Chèvres poitevines
Moutons d’Ouessant
Anesse du Poitou
Jument bretonne
Vaches normandes
   
 
Tous ces animaux sont rustiques et vivent parfaitement dans un nvironnement inondable.
 
 
Une salle : les filières animales  
 
En effet, ovins, bovins, caprins… sont élevés dans plusieurs buts : viande, laine, lait, … . En outre, pour l’ensemble des animaux, le célèbre adage « tout est bon dans le cochon » vaut aussi pour la vache….
 

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